La démarche écologique n’est pas une démarche archaique , elle s’inscrit dans la modernité

Aujourd’hui à l’ère de la « crise », des grands projets inutiles, et des jardins partagés notre rapport à l’écologie a évolué:   nos attentes face à notre milieu de vie,  nos villes, espaces urbains, et ruraux ne sont plus animées comme autrefois, de perspectives de production mais,  d ‘une quête du « bien être ».

Nous sommes de plus en plus « consomacteurs »

Notre rapport à l’environnement est nouveau.   Nous ne dépendons plus de notre propre production agricole pour se nourrir. Nous avons donc pu prendre conscience que la terre n’est pas seulement un « outils » à exploiter, mais un lieu  sensible où la vie fourmille , où l’on cherche à « se sentir bien » ou à se ressourcer. Dans un soucis de sécurité alimentaire face aux abus de l’agro industrie, nous sommes de plus en plus des consom’acteurs en  quête d’ une alimentation « saine » , « biologique » c’est à dire sans pesticides et autres intrants chimiques. Les relations directes consommateurs avec les producteurs se sont développées (AMAP ou autres coopératives..) ouvrant un autre mode de consommation « responsable » permettant d’aider un agriculteur à proximité à vivre et travailler en agriculture biologique, faire du lien social, favoriser la dynamique économique locale, en plus d’accéder à des produits de qualité.

Néo agriculteurs et néo ruraux

Notre manière d’habiter nos campagnes a également changé : des jeunes agriculteurs font le pari de devenir des « paysans du 21ème siècle’ et des néo ruraux réinventent un habitat en adéquation avec un choix de vie.

Les « nouveaux agriculteurs » en agro écologie, en permaculture instaurent une relation de « coopération » avec la terre et ses fruits par des méthodes et techniques agricoles très pointues qui vont enrichir le sol, favoriser l’humus, s’appuyer sur la biodiversité et les auxiliaires pour viser  des rendements à long termes qui protègent et respectent l’homme et l’environnement..  Nombre d’ingénieurs agronomes (loin d’être de « doux rêveurs ») font la preuve que l’agro écologie et l’agriculture biologique sont l’agriculture de demain qui permettra de nourrir la planète durablement et qualitativement. Marc Dufumier  (lien) professeur émérite d’agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech ou encore Dominique Soltner (lien)  ingénieur ESA-Angers œuvrent pour développer ces méthodes d’agriculture d’avenir dans des livres, des séminaires, films, dvd, ou autres conférences.. l’agriculture biologique met en place un système de relation entre l’homme et son environnement pour que  » l’exploitant agricole » d’autrefois devienne le « paysan » d’aujourd’hui fort d’un mode de vie choisit  plus qu’une fonction productiviste aliénante.

Habiter nos campagnes en revalorisant ces villages abandonnés et réinventer un système économique de proximité a été le choix de ces « néo ruraux » qui ont eut ras le bol d’être à la marge d’une société exclusive qui crée puis  rejette les « sans emploi ». S’auto construire est un mode de résilience, redevenir acteurs de sa vie , imaginer, et créer son habitat avec souvent des matériaux naturels. L’habitat est en cohérence d’un projet de vie choisit non plus subit.

Mais  il y aussi « l’embourgeoisement  d’une classe sociale « moyenne » qui a surfé sur la vague immobilière des lotissements, chimères d’une « réussite sociale » au détriments des terres agricoles. Le mitage  du paysage et l’artificialisation des sols en sont la conséquence.C’est à l’image d’une société en recherche de croissance. Cette consommation qui est une expansion urbaine incontrôlée n’est qu’une ‘illusion d’un bonheur qui les voue à toutes les dépendances :  énergétique (trajet en voiture parce qu’isolement), financière (endettement), pollution (jardin tondus, traités, élagués) les réduisant à un esclavage moderne.

Nous pouvons donc constater que la transition sociétale est en marche grâce au progrès de l’écologie en tant que science : nous pouvons sortir de l’esclavage moderne productiviste car nous avons pris conscience de la notion de « bien être ». Nous sommes conscient de faire partie d’un « jardin planétaire » (pour reprendre le concept de Gilles Clément )aux ressources précieuses car limitées.

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Pierre Rabhi et Nicolat Hulot réfléchissent dans cette vidéo sur la gestion actuelle du paysage à l’image d’une société de croissance prométhéenne qui a perdu le sens du « bien commun », de l’intuition… au nom d’une société exclusivement matérialiste qui ne nous satisfait plus.

Pierre Rabhi « la partie féminine de notre histoire a été complétement occultée »

Nicolat Hulot « nous sommes dans la profusion des moyens et la confusion des intentions »  (..) « si nous étions capable de redéfinir le paradigme de notre société, les fins (des projets humains ) … nous serions capable aujourd’hui de faire un vrai saut qualitatif  »

 

 

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